[Image de l'original: Dictionaire critique, tome I, page 825]
DOUTE, s. m. DOUTER, v. n.
[2e e muet au 1er, é fer. au
2d.] On a fait aûtrefois doute féminin. *
Malherbe dit:
Nos doutes seront
éclaircies, etc.
C'est la doute que j'ai eue ce dernier effort,
etc.
|
Coeffeteau en use de même, et Gombaud, dans son
Amarante et dans les Danaïdes. Ces Auteurs, dit
Ménage, avoient voulu imiter les Espagnoles, qui disent, la
duda. -- Balzac, dans son Socrate Chrétien, se moque
[Image de l'original: Dictionaire critique, tome I, page 826]
d'un vieux Pédagogue de Cour, que l'an climatérique surprit,
délibérant si doute et erreur étaient masc.
ou fém. -- Depuis long-temps, doute est du 1er, et
erreur du der genre.
DOUTE, est 1°.
Incertitude. Être en doute, laisser en doute. Il
n'y a point de doute: il lui reste encôre quelque doute.
"Cela est hors de doute. Doute bien ou mal fondé. Former,
lever, résoudre un doute. == 2°. Crainte. "Le
doute où je suis qu'il ne lui arrive du mal, etc. ==
3°. Scrupule. "La décision de ce câs de conscience me
laisse encore quelque doute. Voy. INCERTITUDE.
Rem. Ce mot entre dans plusieurs expressions.
-- Révoquer en doute. * Bossuet dit, de
l'Épître de St. Jacques, que l'Église ne l'a jamais
révoquée en doute. L'ellipse est un peu forte. Il veut
dire que l'Église n'a jamais révoqué en doute
l'authenticité de cette Épitre. C'est ce qu'il falait
exprimer; car on ne dit pas, révoquer en doute un livre, une
Épitre, etc. -- Mettre en doute régit, comme
douter, la conjonct. que et le subjonctif; et quand le sens est
négatif, la particule ne devant le verbe régi. "Il n'est
persone qui puisse mettre en doute que ces réformes ne
fussent les premières ressources qu'il falloit chercher.
Necker. -- On dit, former un doute sur. * Un
célèbre Avocat dit, en ce sens, faire un doute, qui n'est
pas aussi sûr. "Les.... ne faisoient pas le moindre doute sur la
justice de leurs droits, et sur l'évidence de leurs moyens.
Me. Cochu. Ferrière dit aussi: "On ne fait aucun
doute que le Souverain n'ait droit de restreindre la liberté
et l'usage de la chasse. Dict. de Droit. C'est une locution
usitée au Bârreau. -- Hors de doute. "C'est une chose
hors de doute. Jeter des doutes dans l'esprit. "Le Gouverneur
étoit obsédé d'Epicuriens; qui lui avoient jeté
des doutes dans l'esprit. Fonte. -- Répandre des doutes sur
les vérités les plus claires.
Il n'y a pas de doute que; je ne doute
pas que, il n'est pas douteux que vous ne deviez le faire. Ces
expressions ayant toutes le même sens, ont toutes aussi le même
régime, le subjonctif et la particule ne.
SANS DOUTE, adv. Il peut
être placé, ou devant, ou après le verbe; et dans les
temps composés, entre l'auxiliaire et le participe. Sans doute,
il le fera; il le fera, sans doute. "Le but de cet arrangement a
sans doute été de prolonger le jour. Pluche,
parlant des crépuscules. -- Il peut même se placer à la
tête de la phrâse. "Sans doute, une haûte naissance
est une prérogative illustre... mais ce n'est qu'un titre; ce n'est pas
une vertu. Massillon. Il en est qui ajoutent à sans
doute, la conjonction que, quand il est placé à la
tête de la phrâse. Sans doute que vous l'avez fait par
mégarde. Je n'oserais ni condamner, ni aprouver cette manière de
parler. Voyez HEUREÛSEMENT, qui est dans le
même câs. -- L'Acad. dit que sans doute se joint
quelquefois avec que, et cite un exemple.
DOUTER, être dans
l'incertitude. "Douter de tout; ne douter de rien. Je doute
qu'il viène; je doute s'il viendra. -- Se
douter, conjecturer, soupçoner. "Il ne se doutoit de rien.
"Il se doutoit bien qu'on en viendroit là. "Je ne
m'en doutois pas. -- On dit, d'un homme hardi à décider,
ou à entreprendre, qu'il ne doute de rien. Cette locution est du
style familier.
DOUTER, ne se dit point des
persones en régime. * "Il n'y a que S. Thomas, dont Luther ait
voulu douter. Boss. "Ne doutez non plus d'elles que de
moi. Voiture.
Il doute de sa fille et de
ses sentimens.
| Voltaire.. Zaïre.
|
"Je ne puis douter d'Almanzor. Th. d'Éduc. "Comment, repris-je,
en faisant un pas en arrière, vous doutez de moi, Mademoiselle?
Mariv. Ce dernier exemple est plus suportable: c'est un paysan qui
parle.
Rem. Le que après douter,
régit le subjonctif. "Je doute qu'il veuille le faire.
S'il est employé avec la négative, ou dans le sens interrogatif,
on met devant le verbe régi, ne. "Je ne doute pas qu'il
ne le fasse. Doutez-vous qu'il n'obéisse?
-- Crébillon a manqué à cette règle. Il
fait dire à Pharasmane, dans Rhadamiste:
Doutez-vous, quels que soient vos
services passés,
Qu'un retour criminel les ait tous
effacés?
|
Il faut, ne les ait tous éfacés. M. Necker
retranche aussi la négative; et de plus, il met le futur de l'indicatif
à la place du présent du subjonctif. "Je ne doute point
qu'en suivant cette marche sage... cette grande affaire cessera
pour toujours d'être un objet de débats. Il faut que cette
affaire ne cesse, etc. Le même Auteur a mis le subjonctif et la
négative avec mettre en doute. Cela n'est pas conséquent.
-- L'Acad. ne met point d'exemple de phrâse négative, ou
interrogative.
Quelques Écrivains substituent à la
conjonct. que et au subjonctif, la prép. de et
l'infinitif.
[Image de l'original: Dictionaire critique, tome I, page 827]
"Ils ne doutoient pas de se voir assiégés.
Vert. "Ce Prince ne doutoit pas d'être admis dans la ville
d'Orléans. Ce régime n'est pas assez autorisé. *
Ne pas douter, pour, ne pas craindre, est surané. "St.
Chrysostôme n'a pas douté d'appeller St. Jean la colonne
de toutes les Églises. La Rue.
2°. Si douter est suivi de la conjonction
si, il régit le futur de l'indicatif. "Je doute s'il
viendra. Avec les aûtres temps, on emploie que,
plutôt que si: "Je doute qu'il soit venu. Avec la
négative, on ne se sert pas non plus de si, mais de que.
On ne dit point: je ne doute pas s'il viendra, mais, je ne
doute pas qu'il ne viène. Dites-en de même du sens
interrogatif.
3°. * D'Ablancourt a fait douter
actif, lui donant le sens d'ignorer, de ne savoir pas. "Je
doute ce qu'on veut reprendre. * Molière l'a
employé dans le sens de soupçoner.
Sous couleur de changer de l'or,
que l'on doutoit.
|
C. à. d., qu'on soupçonait d'être faux, ou de
n'être pas de poids.
4°. * Corneille dit, être
à douter, pour être douteux:
Outre que le succès est
encore à douter.
|
Si cette locution a été aûtrefois en usage, elle n'y est
plus aujourd'hui.
5°. DOUTER, ne s'emploie
point au passif, puisqu'il est neutre, ni impersonellement. "Il ne peut
plus être douté de, etc. Journ. de Gen. Dites, on
ne peut plus douter: l'aûtre locution est un vrai barbarisme.
6°. SE DOUTER, ne
régit point les persones, mais les chôses. On ne dit point, je
me doute de lui, d'elle. On dit, je me doute de son
dessein, de ce qu'elle veut faire. -- Il régit que et le
subjonctif, ou l'indicatif, suivant que la phrâse est négative ou
interrogative, ou bien, qu'elle est afirmative. "Je ne me doutois pas
qu'il vînt: Pouvois-je me douter qu'il dût venir
si-tôt Je me doutois bien qu'il viendroit
m'ataquer. Mais dans le sens négatif ou interrogatif, on ne met pas la
particule ne, comme avec douter actif. Vaugelas, dans une
phrâse afirmative, met le subjonctif et la particule ne; double
irrégularité. "Je me doute que cette mauvaise
façon de parler ne soit particulière à une
certaine Province de France. On dit, je ne doute pas qu'elle ne
soit, et je me doute qu'elle est. C'est comme le verbe
craindre, dont les régimes varient, suivant que le sens est
négatif, ou positif.
DOUTEÛSEMENT, adv. DOUTEUX,
[DOUT]EÛSE, adj. [Dou-teû-zeman,
teû, teûse; 2e lon. 3e
e muet.] Douteûsement, avec doute. "Il en parle
douteûsement.
DOUTEUX, 1°. Incertain, dont
il y a lieu de douter. "Droit, succès douteux, afaire
douteûse; réputation, probité
douteûse. == 2°. Ambigu. "Réponse
douteûse. == 3°. En parlant des persones, sur qui l'on ne
peut compter. "Trois Juges sont pour moi, trois contre, les quatre autres sont
douteux.
Rem. 1°. Douteux, peut suivre ou
précéder.
D'un Douteux avenir c'est trop
s'inquiéter.
| Gress.
|
On pourrait dire aussi, d'un avenir douteux.
J'abjurerois, et Phébus,; et
Minerve,
S'il me falloit, pour de douteux
succès,
Passer ma vie en d'éternels
accès.
| Rouss.
|
En prôse, des succès douteux, serait mieux.
2°. Boileau aplique douteux aux
persones, ce qui n'est pas trop suivant l'usage.
Ainsi, toujours douteux,
chancelant et volage,
A peine du limon, où le vice m'engage,
J'arrache un pied timide et sors en m'agitant,
Que l'autre m'y rapporte, et m'enfonce à
l'instant.
|
Douteux, apliqué aux persones, signifie celui dont on
doute, et non pas, celui qui doute. -- Incertain, se dit des
persones et des chôses; douteux, en ce sens, ne se dit que des
chôses. Si Boileau avait parlé en prôse, il aurait
dit probablement: "Ainsi, toujours incertain, chancelant et volage,
etc. Voy. INCERTAIN.
3°. Il est douteux que, a les mêmes
régimes que douter. "Il est douteux qu'il le
fasse. "Il n'est pas douteux qu'il ne le fasse.
Voy. DOUTER, Rem. 1°. * "Il n'est pas
douteux que si ces deux idiômes (la romane provençale et la
romane française) eussent pu se méler et se fondre ensemble,
notre Langue eût retiré de ce mélange une richesse,
une harmonie, qui ne lui eussent rien laissé à envier à
la Langue italienne, et qui eussent hâté sa perfection. Journ.
de Mons. Je crois qu'il falait dire, n'eût retiré,
etc.
DOUTEÛSES. Il y a en
français, comme dans toutes les Langues, des syllabes longues;
il y en a de brèves, et en plus grand nombre: il y en a enfin de
douteûses, qui ne sont brèves ou longues que par
leur position, par raport au reste de la phrâse. Si elles la terminent,
elles sont longues; si elles se troûvent
[Image de l'original: Dictionaire critique, tome I, page 828]
dans le cours de la
phrâse, elles sont brèves. Ainsi, votre a la
1re douteûse. Si je dis, je suis votre serviteur, la
1re de votre est brève; et quand celui que j'ai
salué me répond, je suis le vôtre,
vôtre alors termine la phrâse; la 1re est
longue. -- La même chôse arrive quelquefois à des syllabes,
qui sont longues de leur natûre. On dit, un honnête homme,
et alors la pênultième d'honnête est brève;
mais si l'on dit, un homme honnête, cette même
pénultième sera longue. D'OLIVET.
DOUVAIN, s. m. DOÛVE, s. f.
[dou-vein, doû-ve: 1re lon. au 2d,
2e e muet.] On apèle douves des planches
servant à la construction d'un toneau, et douvain du bois propre
à faire des doûves.
DOUX, [D]OUCE, adj.
[Doû et devant une voyelle doûz, long; dou-
ce, 2e e muet.] Qui fait une impression agréable
à nos sens. "Le sucre, le lait, le miel sont doux. Orange
douce, amande douce, etc. Il est oposé à
aigre, amer, piquant, âpre ou
salé. Douce haleine, doux parfum; voix
douce; doux murmure; doux regard; avoir la peau
douce. Doux ramage, lime douce, etc. -- On dit par
extension, 1°. un air, un temps doux, qui n'est ni trop chaud, ni
trop froid. Il fait doux. "Une douce température d'air.
== 2°. Un doux zéphir, un petit vent frais et
agréable; une pluie douce, qui tombe sans orage. == 3°. Il
se prend pour tranquille. "Un doux someil, un doux
repôs, le doux silence des bois. Mener une vie douce;
être dans une situation assez douce; une douce
mélancolie, douce langueur, mort douce. == 4°. Au
figuré, en parlant de l'humeur et de l'esprit, humain, affable,
clément. Et il est oposé à rude, farouche,
sévère, violent: "Esprit, naturel doux,
humeur douce. "Il faut qu'un Prince soit doux à ses
sujets. Doux reproches, raillerie douce. == 5°.
Agréable à l'esprit et au coeur. "Il est doux de vivre
avec ses amis. "C'est une chôse bien douce que
l'indépendance. == 6°. Il se dit des métaux, dont les
parties sont bien liées et qui se plient aisément sans se
casser. "Le fer le plus doux est le plus propre à faire l'acier.
"Le cuivre fin est doux, mais l'alliage le rend aigre. == 7°.
Doux se combine avec d'aûtres mots, et dans divers sens. -- Vin
doux, qui n'a pas encore cuvé. -- Cheval doux, qui ne
fatigue point le cavalier, ou qui n'est pas fringant, ni ombrageux. --
Voitûre douce, qui ne fatigue pas. -- Style doux, qui n'a
rien de rude, qui est aisé et coulant. -- Vûe douce, qui a
d'agréable repôs, des prairies, de petits bois à une
mediocre distance. -- Billet doux, billet de galanterie. -- Faire
les yeux doux, ou les doux yeux à une femme (le
1er est le meilleur), lui témoigner de l'amour, lui rendre
des soins. -- Filer doux, soufrir patiemment une injûre par
crainte, ou par respect, etc. On troûvera les autres significations, en
cherchant les mots avec lesquels doux se combine.
REM. 1°. Doux se
plait à précéder. "Les doux accens, le doux
murmure, la douce pente.
Un docile ruisseau, qui, sur un lit
pierreux,
Tombe, écume et roulant avec un doux
murmure,
Des champs désaltérés ranime la
verdûre.
| De Lille.
|
"On n'entendoit plus que le gazouillement des eaux ou la douce haleine
des zéphirs. Télém. == Il est pourtant des
ocasions où l'usage veut qu'il suive le substantif, et où il
serait ridicule de le faire précéder. Doux air,
doux temps, douce orange, douce amande, doux
style, doux billet, etc. etc. choqueraient l'oreille. Doux
cheval, douce voitûre ne l'ofenseraient pas moins. -- Tout ce
qu'on peut dire en général, c'est que dans le style
poétique et oratoire, on peut plutôt le faire marcher devant; et
dans le style simple et familier le placer après.
2°. Doux signifiant bon,
clément, favorable, régit quelquefois la
prép. à devant les noms. "Ulysse étoit doux
à ses peuples, comme un père à ses enfans. Mde
Dacier, Odyssée. Voy. n°. 4°.
3°. Avec le v. être, impersonel, il
régit la prép. de et l'infinitif. "Il est doux de
jouïr dans la solitude des plaisirs innocens, que rien ne peut
ôter aux Bergers. Télém. Voy. n°. 5°.
Il est doux de trouver dans un
Amant qu'on aime,
Un Epoux que l'on doit aimer.
|
Doux, humain, bénin. Voy. BÉNIN.
En style proverbial, avaler doux comme lait, se
dit d'un homme, qui par bassesse d'âme soufre un afront sans se
plaindre, ou d'un homme vain, qui ajoute aisément foi aux
flateries les plus excessives, ou d'un homme crédule et simple
à qui l'on fait acroire les chôses les moins vraisemblables. --
Entre doux et hagard, moitié rude et moitié doux. "Des
yeux entre doux et hagard. -- Il l'a regardé entre doux et
hagard, avec un mécontentement déguisé sous une
aparence de douceur.
[Image de l'original: Dictionaire critique, tome I, page 829]
Tout doux! Interjection. Arrêtez, prenez
garde. Tout doux! Tout doux, s'il vous plait. Ne vous emportez
pas. Modérez-vous. "Tout doux, monsieur, répondit
l'aûtre avec chagrin, laissons-là les réflexions sur le
commis. Mariv.
DOUZAIN, s. m. DOUZAINE, s. f.
DOUZE, adj. et subst. [Le peuple, en certaines Provinces,
prononce douge, dougeaine, dougième, &c. -- Pron.
Dou-zein, dou-zène, dou-ze: 2e
è moy. au 2d, e muet au dern.] *
Douzain est une anciène pièce de monoie, ainsi
apelée de ce qu'elle valait douze deniers. == Douzaine, nom de
nombre collectif. Assemblage de chôses de même natûre au
nombre de douze. "Une douzaine de chemises, d'assiètes;
nous étions une douzaine à table; vendre... à
la douzaine; par douzaine. == On dit figurément (st.
famil.) à la douzaine, d'une chôse, d'une persone, de peu
de valeur, de peu de considération. "Poète, Peintre,
Médecin, Avocat à la douzaine. Racine dit à
Mrs de Port-Royal, qui n'étaient pas tous des
Pascal. "Vous croyez dire quelque chôse de fort
agréable... quand vous l'avertissez. (M. Chamillard) de ne pas
suivre le grand nombre, de peur d'être un docteur à la
douzaine. On voit bien que vous vous éforcez d'être
plaisants, mais ce n'est pas le moyen de l'être. == Au contraire, quand
on veut louer, on dit, qu'il ne s'en trouve pas à la douzaine,
qu'il n'y en a pas treize à la douzaine.
DOUZE, le second nombre
après dix. Trév. Nombre, qui contient dix et deux.
Acad. Les douze Apotres; les douze mois de
l'année. "Nous étions douze à table. == S. m. Il
se prend pour douzième, "le douze du mois, le douze
de la lune. Louis douze. == Il n'est guère d'usage en ce
sens-là que dans ces exemples. Acad.
On dit, en termes de Libraire, un livre in-
douze, ou un in-douze, lorsque la feuille est pliée en douze
feuillets, ce qui fait vingt-quatre pages.
DOUZIÈME, adj. et subst. DOUZIÈMEMENT, adv. [2e è moy.
3e e muet: dou-ziè-me, meman.] Adj. le
douzième mois, la douzième année. ==
Subst. "Le douzième du mois. On dit comunément,
le douze. "Il est le douzième de la troupe. "Il a un
douzième; il est pour un douzième dans cette
société, dans cette afaire.
|